8 classiques de la littérature française à glisser dans sa bibliothèque

Lecteur au long cours, vous avez peu de classiques sur vos étagères et vous souhaitez y remédier ? Parce que ces romans sont des références qui influencent aujourd’hui encore le monde de la culture, parce que tout le monde est susceptible de vous en parler et que vous aimeriez pouvoir participer à la discussion, parce que vous adorez découvrir de nouvelles lectures… Il y a mille et une bonnes raisons de vous tourner vers les classiques. 

Et comme, en France, nous ne manquons pas de textes références, La Bourse aux Livres vient à la rescousse pour vous proposer huit incontournables dans lesquels piocher, pour commencer. 


Le Petit Prince, d’Antoine de St-Exupéry 

Aujourd’hui encore, ce petit livre trône en bonne place parmi les grands. Livre le plus traduit au monde après la Bible et le Coran, Le Petit Prince n’en finit plus d’inspirer petits et grands. Vous laisserez-vous apprivoiser par la plume de Saint-Exupéry


L’étranger, d’Albert Camus

Parce que ce roman est un indémodable. Un texte puissant dont on reparle régulièrement tant il reste d’actualité. 

Le résumé du livre : Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin.
Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien.
La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?
Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l’œuvre de Camus.


La Promesse de l'aube, de Romain Gary 

Il est le seul à avoir reçu deux Prix Goncourt, l’un en 1956 pour Les racines du Ciel sous le nom de Romain Gary, et un en 1975 pour La vie devant soi, publiée sous le nom d’Emile Ajar.

Romain Gary offre avec La Promesse de l’aube un roman d’inspiration autobiographique qui parle de l’amour inconditionnel entre une mère et son fils. “Cette «promesse de l'aube» que l'auteur a choisie pour titre est une promesse dans les deux sens du mot : promesse que fait la vie au narrateur à travers une mère passionnée ; promesse qu'il fait tacitement à cette mère d'accomplir tout ce qu'elle attend de lui dans l'ordre de l'héroïsme et de la réalisation de lui-même.” Explique Gallimard, qui édite l’auteur. 


Les Fleurs du mal, de Charles Baudelaire

Un peu de poésie ne fait pas de mal. Alors on vous recommande de plonger dans un des recueils les plus connus et étudiés de la poésie française. Charnel, morbide, choquant, au moins aux yeux du monde littéraire de l’époque, puisque ce recueil célèbre fut d’abord censuré au moment de sa parution en 1856. 

Des textes qui dérangent, mais aussi une source d’inspiration sans fin pour des milliers d’artistes, ce recueil mérite que vous fassiez l’effort de le lire.


Au Bonheur des Dames, d’Émile Zola

11ème roman de la saga titanesque Les Rougon-Macquart, Au Bonheur des Dames raconte l’arrivée des grands magasins et leur poids face aux petits commerces de ville. Un roman qui a presque 150 ans mais qui résonne encore de façon redoutable. 

Le résumé de l’éditeur Le Livre de Poche : Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d’elle le symbole du modernisme et des crises qu’il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.


Le Tour du monde en quatre-vingts jours, de Jules Vernes 

Parce qu’on ne peut pas faire l’impasse sur un Jules Vernes si on parle de classiques français. Mais on pourrait aussi tout aussi bien vous recommander Vingt Mille lieues sous les mers, ou Voyage au centre de la Terre, De la Terre à la Lune...  Tout dépend du genre d’expédition littéraire que vous souhaitez mener, quel moyen de transport vous souhaitez emprunter, du sous-marin légendaire à la plus traditionnelle montgolfière. Mais une chose est certaine, essayer un Jules Verne, c’est prendre le risque de l’adopter, et vos évasions livresques n’en seront que plus belles. Une soixantaine de romans au compteur… Non, vous ne vous ennuierez pas !


Belle du Seigneur, Albert Cohen

Qualifié de chef d'œuvre de la littérature française par Joseph Kessel, Belle du Seigneur est le roman de la passion par excellence. On triche un peu, car l’auteur est suisse, mais écrit en langue française, et ce “petit” roman de plus de 1 000 pages vaut bien les heures de lectures qu’il a à offrir.

Son résumé : "Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient."
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.


La Chartreuse de Parme, de Stendhal 

Vous ne l’avez pas lu lors de vos années scolaires ? Voilà donc une dernière tentative pour mettre ce roman incontournable sur votre route. 

Le résumé de l’éditeur Le Livre de Poche ? Cadet de grande famille fasciné par Napoléon qu'il rêve d'aller rejoindre, Fabrice del Dongo arrive à Waterloo quand commence la bataille. Mais il ne suivra pas la carrière des armes à quoi il aspirait, et consentira à devenir prélat. Avec assez de détachement, cependant, pour que l'essentiel reste bien pour lui la chasse au bonheur - c'est-à-dire l'amour.



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